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Peut-on avoir trop d’ambition ?

3 mai 2016
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Jusqu’à quels moments peut-on croire en ses rêves ? Nos rêves ont-ils une date de péremption?

On est en 2016 et le quotidien qu’on connus nos parents ou grand parents a bien changé. Il ne faut pas se leurrer aujourd’hui il est quand même moins évident de trouver un job. Ce qui est également différent c’est le fait qu’on ne passera pas toute notre vie dans la même entreprise. Après chaque milieu est différent, on peut trouver plus ou moins facilement un job, et selon notre CV, nos relations, nos compétences…
J’ai fait mes études dans un milieu où maintenant il est compliqué de trouver un boulot car les budgets culturels pour les entreprises-mairies-services ne font que diminuer. Il est important de noter qu’il y a un pourcentage plus grand qu’avant de candidats sur le même poste. Il est moins rare de tomber en face de candidats plus expérimentés par exemple. J’ai fini mon master en 2012. Depuis j’ai postulé pour quelques CDI même s’ils sont très rares, mais surtout des CDD de 3 mois et au mieux 6 mois. Il y n’a pas de travail.

Je me pose mille questions, j’ai fait 5 ans d’études, je n’ai pas déjà envie d’abandonner mes envies. Même si une partie de moi a envie de stabilité a presque trente ans,  j’ai surtout envie d’un boulot qui me plaît. Je commence à penser que c’est trop demander.

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Peut-on avoir trop d’ambition ?

Le plus souvent j’arrive à trouver un contrat pour la période estivale, c’est plus « facile » il y a plus de structures culturelles qui recrutent entre avril et septembre. Depuis deux ans j’ai l’impression de jongler entre boulot épanouissant l’été et boulot « alimentaire » l’hiver. Combien de temps je peux tenir comme ça? Toute la vie ?

J’en suis à un point où je me demande s’il faut continuer à persévérer? J’ai réussi à trouver un boulot qui au tout début m’effrayais, je me disais au bout du premier mois, c’est impossible comment les gens font pour tenir le coup en CDI ici ? Ça va faire 1 an que entre chacun de mes contrats culturels je signe pour des périodes plus ou moins longues un contrat en tant que chargée d’assistance automobile. C’est à mille lieux de mes passions, j’y connaissais rien en assistance ni en assurance. Notre travail ne reflète pas forcément nos passions.

J’ai l’impression d’avoir trop d’ambition. Il existe tous types de profils, mais j’ai l’impression que tant que je n’ai pas trouvé un boulot dont j’en suis fière d’en parler, ce n’est pas fini, il faut continuer la course vers le Graal. Je réalise qu’un Graal est difficilement atteignable en 2016, certes certains miracles existent encore. Mais pourquoi ils viendraient vers moi ? Pour certaines personnes avoir un boulot, même « alimentaire », leur suffit amplement. J’en veux toujours plus.

Mais j’y crois encore (comme dirait Lara).

La stabilité est-elle nécessaire pour s’épanouir ?

Une de mes collègues qui a commencé en même temps que moi sur le plateau téléphonique a signé son CDI à 75 % en décembre. ça m’a fait un déclic, elle a eu cette stabilité ! Pourquoi pas essayer moi aussi ? Ai-je vraiment envie d’être stable dans un boulot que j’ai appris à maitriser avec le temps? On pourrait me répondre « aujourd’hui avoir un boulot sympa avec un bon salaire est suffisant non ? » « tu ‘a as l’impression d’abuser ? certains seraient tellement contents d’être à ta place et d’avoir cette opportunité ». De nos jours, même des personnes en CDI changent de boulot pour un qui leur convient mieux (y compris en CDD). J’essaie ne ne pas me mettre de pression, mais je crois que c’est peine perdue. J’ai l’impression aussi de ne pas vouloir décevoir mes parents, faire bonne impression devant me beaux parents, en trouvant le job miracle en CDI dont je rêve (dans la culture), où je pourrais m’épanouir, créer, inventer, valoriser…

Au fond de moi même si je ressens ce besoin  de stabilité, l’envie d’avoir un travail que j’aime prime par dessus tout. Je ne peux pas pour autant m’empêcher de penser, qu’après 4 ans d’investissement à temps plein dans la quête de ce Graal, ai-je encore la force de continuer à chercher une licorne qui n’existe pas ? J’ai la motivation, les compétences, l’envie, les qualités pour travailler dans le milieu culturel, je suis une candidate idéale, j’ai vu que mon CV intéressait, mais la concurrence est telle qu’aujourd’hui même les meilleurs ne sont plus en tête de liste, car la liste est tellement longue que ce n’est pas sûre que chacun puisse réussir où il le voudrait. Doit-on abandonner pour autant ? Je pense que non. Mais le temps passe, et me fait réaliser qu’un jour où l’autre, oui mon rêve d’avoir un CDI dans la culture sera peut-être dépassé.

J’ai pris une décision après cet été quand mon contrat en Office de Tourisme sera terminé, c’est le creux, une nouvelle page blanche à écrire. Je chercherais un boulot sans me poser de frontières, je vais chercher un job sympa  sur Nantes. Et c’est tout. Je veux avoir un boulot pour lequel j’ai envie de me lever le matin. Je pense, pendant cette recherche,  de plus en plus à créer moi-même ma petite entreprise, il suffit de se lancer! Ce n’est pas si facile au début, de commencer de zéro et on ne perd rien à tenter sa chance.